mercredi 9 octobre 2013

Directive nitrates


Une directive inapplicable?
C'est bien ce que pense une partie de la profession agricole. Incomprises _et peut-être mal expliquées_, les dispositions de cette directive provoquent la colère, en particulier concernant l'épandage. En gros, elles imposent une culture intermédiaire "piège à nitrates" (ou CIPAN) entre deux cultures productives classiques. Une bonne idée sur la papier sauf que les calendriers climatiques ne le permettent pas toujours suivant les régions. Si l'on rajoute que l'épandage est censé avoir lieu avant les trop fortes gelées (c'est à dire maintenant), se pose la question suivante: que fait-on du lisier, des vinasses de distillerie, des résidus issus des méthaniseurs, des effluents de station dépuration?

Et la nature?
Il s'agit bien ici d'améliorer la qualité des eaux. Selon l'Est Agricole et Viticole dans son article du 30 août 2013, la préfecture rappelle que "la qualité globale de l'eau s'améliore dans la région", preuve que des efforts sont déjà réalisés, et conduisent à des résultats. Attention donc, en imposant des mesures inadaptées à chaque région, la situation risque de se dégrader! Mettez-vous à la place d'un éleveur à qui l'on interdit d'épandre en octobre; il n'a pas de capacité de stockage. Il fait quoi?

Du dialogue
Faisons confiance aux acteurs, gouvernement et syndicats professionnels, pour trouver une issue. Et aux organismes de contrôle, pour rester souples dans une situation aussi floue! Quoi qu'il en soit, il serait plus heureux que le gouvernement insiste sur des objectifs de résultats n'impose pas des objectifs de moyens. C'est bien toute l'esprit du SDAGE, le schéma directeur de l'aménagement et de la gestion des eaux.

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